samedi 27 février 2010

A la TV , il n'y a rien ce soir ?


Affirmation réductrice, qui sert soit à justifier de s’anesthésier les neurones en regardant n’importe quoi, soit à éteindre ce damné récepteur et faire autre chose.
Ceci dit, une telle affirmation est, je l’avoue, nulle et non avenue. Tout d’abord, considérons citoyen qui n’est même pas abonné à Sat Canal Bouquet Max et possède juste un récepteur TNT. En fait, le menu est assez riche, et le hasard de la programmation peut correspondre aisément à ses goûts et couleurs. Certes, il faut souvent attendre la fameuse « deuxième partie de soirée », soit vers 22H30- 23H00, pour trouver l’émission passionnante. Hic ? Les paupières du citoyen travailleur cadre internaute contribuable père mari… peuvent être déjà lourdes quand la lune est haute dans le ciel ! Et s’il a commencé un bon livre, achevé un gentil câlin, fini un bon film sur DVD, ou les trois à la fois, le citoyen est peut être «mou du genou » pour commencer à regarder un magnifique documentaire détaillant les caractéristiques et l’évolution des animaux qui peuplaient la terre avant les dinosaures.
Justement, l’autre soir, mes paupières n’étaient pas de plomb, et j’ai découvert ces fameuses bébêtes pré mais vraiment préhistoriques, sur Arte ou France 3, je ne sais plus (oups).Je veux qu’on m’explique ( !), comment les chercheurs sont aussi sûrs de leur coup pour nous reconstituer en images de synthèse ces monstres là et nous affirmer toutes ces choses. Car leurs créatures flanquent la frousse ! L’autre soir donc, mon épouse dormait et je passais un moment difficile devant la TV, n’osant même pas zapper ce documentaire commenté par Richard Arditi ou un autre acteur à la voix grave, je ne sais plus (oups). Quelle galerie ! Et des scènes terribles de batailles pour la survie ! Des Scorpions énormes et sous marins qui bastonnent tout ce qui passe, des poissons blindés peu commodes, puis des gluants hybrides qui rampent vers la terre ferme, et enfin une série de méga-souris de la taille d’une Lada break (mais plus fiables) attaquées par libellules aussi rapides que des Concorde (mais plus répandues sur le globe). Et je ne vous parle pas des araignées de l’époque qui feraient passer la plus belle des mygales pour une douce coccinelle estivale. Bien sûr tout cela dans une ambiance de typhons, de volcans, de changements climatiques effrayants et de continents qui dansent la rumba en se divisant comme le parti socialiste. Oui ! Déjà pour les dinosaures, c’est un peu limite avec quelques os pour deviner la tête qu’ils avaient et leurs couleurs, hé bien, on choisit au hasard… alors leurs prédécesseurs ?
Là je sèche, mais les chercheurs, tout de même ils sont vraiment forts.
Alors, hier, à la TV hier soir, il y avait quelque chose ?
Non, rien du tout (frissons dans le dos).

vendredi 26 février 2010

Coucou de Münich



En voyage et en conference dans la capitale de la Baviere et de BMW, excusez l’absence d’accents.
Le clavier allemand ?
Vous avez des ß, des ü, des ä, des ö, oui, mais cela ne m’avance pas.
Difficile ! „Suppr“ devient „entf“ et par chance il y a Firefox comme navigateur, donc je connais la topographie des menus ….
Ceci, juste pour garder la forme...
Äu revöir, gers petits zamis, je glißßßßßßßßßße vers la sortie . Hü Hü Hü.

jeudi 25 février 2010

Rwanda-cusé, levez-vous ?



Hutsi son frère en deux
Quand Hutu les sépare.

Les machettes et le feu,
Innocents steaks tartares.
Le sang rouge sur fond bleu,
Vous en dominez l’art.
Ne pointez pas la France
Arrêtez toutes ces transes !
Oubliez casques bleus,
Diplomates, faux-départs,
Ce débat à outrance,
Et la faute à pas d’chance…
Pour ces actes furieux,
Vous aviez au départ
(Et rouges étaient vos yeux)
Préparé le traquenard.
Vous-mêmes (avec sérieux),
Vous coupâtes le lard
Ne pointez pas la France,
Arrêtez toutes ces transes !

Hutu va pour le mieux
Quand Hutsi pieds sous la terre.

mercredi 24 février 2010

Trop de 3D tue le Dédé


Bonjour Docteur.
Alors je viens vous revoir parce que j’ai vraiment trop mal à la tête, à nouveau. Oui, j’ai bien pris l’aspirine au début, puis les médicaments plus forts, et encore plus forts… et le matin, je souffre fort en me levant !
Que je vous raconte encore ? Depuis le début ? D’accord.
Le film Avatar-tiflette 2, le retour des Mohicans Bleus m’avait emballé et je l’ai vu 3 fois dans la plus grande salle de Paris.
Puis, j’ai acheté mon super écran 3D Plus pour la Coupe du Monde, et j’ai tout regardé, à travers mes lunettes Haute Résolution 3000.
Après, j’ai continué tout l’été sur les chaînes payantes ayant les programmes ad hoc.
La mêlée au rugby, les bagarres du hockey sur glace et les chocs du hand-ball, vraiment très bien !
Et je vous avoue que les formes des… actrices, euh, dans les films, enfin vous savez, ce n’est pas mal du tout, quand même. Juste, les bonshommes, ils vous donnaient des complexes déjà avant, mais là…
Bon, et les films de guerre ! Waow ! On y est ! C’est fantastique, car en plus j’ai un « home cinéma » avec des caissons de basse sous tous les fauteuils du salon. Tout tremblait, dans la scène où le char Tigre dans le Soldat Ryan… ah ? Vous me dites, Docteur, que… vous n’êtes pas très « film de guerre « ? Non ? Pardon.
Et puis, j’ai équipé mon PC pour la 3D, à la maison, au bureau, ah oui ! Et aussi mon GPS dans la voiture. On voit bien la Tour Eiffel qui se détache, c’est chouette.
Tant qu’à faire, j’ai craqué pour l’affichage 3D d’une nouvelle génération de fours à micro-ondes donc j’en ai acheté un gros, et ensuite un lave-vaisselle 3D-capage des assiettes « full transparent » et depuis une semaine, le lave-linge avec la projection kaléidoscopique des slips et des chaussettes qui tournent dans le tambour au plafond de la salle de bains.
Sans oublier le tout tout dernier Z-Phone qui projette l’hologramme de votre interlocuteur sue le mur devant vous, grandeur réelle. Docteur, Quand je vous téléphone pour prendre rendez-vous, je vois votre assistante comme si elle était là, devant moi !
Bon, revenons à mes maux de tête. Vous avez un traitement plus efficace à me proposer ?
Quoi, enlever mes lunettes 3D quand je me couche le soir ? Ah, bon, vous êtes sûr ?

mardi 23 février 2010

Les couleurs de la guerre


Une technologie qui avance vite et fort : la progression de la résolution des images à notre disposition de spectateurs en 2010. La moindre photo numérique fait une poignée de méga-octets au minimum.
On peut agrandir un film jusqu’à voir des graines de pollen comme des ballons de rugby, et la palette des couleurs à notre disposition est de plusieurs millions. Au passage rappelez-vous de la phrase de Jacques Tati : « trop de couleurs distrait le spectateur ». Pertinent, mais nos amis des services communication des armées du monde entier ont peut être des intentions moins louables. Quand mon oncle prend son fusil d’assaut et monte dans son char, on casse la pipe des ennemis, mais ce n’est pas « playtime » pour les civils, qui doivent à peine deviner ce qui se passe réellement sur le champ de bataille. Non, mais, des fois qu’ils nous feraient suer en commentant des images trop claires et nettes !
La guerre et le cortège des images sinistres qui en filtrent sont donc toujours plus pauvres. En résolution, en clarté, en signification.
En Irak, ce furent des bombardements verts pixelisés sur fond de nuit floue et d’explosions troublées. Presque de l’art abstrait.
Tous les bombardements à coups de missiles nous furent montrés avec un ép ais nappage de flou, des tremblements incessants et un sous-titrage illisible. En 3 ou 4 couleurs, grand maximum.
Les manifestations de la guerre civile iranienne produisirent seulement quelques pâles films exportés sur You tube, avec du sang à peine rouge.
Pour l’Afghanistan, nous avons le droit à de soldats en camaïeu de camouflage marron clair sur un fond de paysage de caillasses grises et poussiéreuses, qui croisent des habitants monochromes, drapés dans des nippes noires ou des burqas bleu foncé. Tout le monde fait la tronche, par ailleurs. Le paradoxe, c’est que sur ordinateur ou console de jeu, les wargames sont d’un réalisme surpuissant. Ici, le potentiel chromatique est exploité au maximum. Les têtes éclatent, des gerbes de sang et de tripes sont en quasi 3D, le tout dans un décor somptueux. Avatar-tines de forêts luxuriantes, festival de jungles et de sous-bois, surgissement de féroces et bigarrés adversaires.
Sans compter le son, riche et stéréo, avec une bonne perception des aigus et des basses. En résumé le résultat de ce grand écart en matière de technologie mise à note disposition quotidienne c’est bien que la vraie guerre, sur théâtre d’opérations « extérieur », avec des soldats qui plombent, nous est chaque jour plus étrangère, irréelle, dématérialisée.
Peu d’images, donc peu d’affect et… peu de réactions.
Mais sur place, les couleurs et les sons sont sûrement toujours plus vifs et plus durs. Et encore, nous n’avons pas évoqué les odeurs. Jour de Fête ?

lundi 22 février 2010


2 jeunes hommes, derrière une benne, sur un boulevard, à deux cents mètres, plusieurs rangées de policiers anti-émeute qui approchent.

Pull Noir (à gauche) - Je te parie que t’es pas cap’ de contourner cette benne et d’aller courir vers les flics en criant « mort aux vaches » !
Pantalon Violet (à droite) – Hé bien, si, mais avant, faut que je te dise un truc…
P N - Ah, bon, quoi donc, tête de piaf ?
P V - Donne moi une cigarette, avant.
P N – (se tortille et en extrait une de sa poche arrière de pantalon) OK, voici une mal barrée toute tordue. Tiens, je te l‘allume.
P V – Ffffff, hmmm je l’apprécie celle-là.
P N – Bon, on ne va pas y passer la nuit ! Et puis, je les entends, ils sont pas loin, les porteurs de matraques…
P V - OK, c’est ta sœur.
P N - Qui, Edna… la grande ?
P V - Non, Susan, la petite, enfin, petite, si on veut …
P N - Quoi, elle a 18 ans, non ?
P V – Oui, je sais, je sais.
P N - Donc, vas-y, accouche !
P V – Tu es sur la voie…
P N - Hey, elle est sûrement pas enceinte, si c’est ce que tu veux dire. Elle va à l’église tous les dimanches !
P V - Oui, mais, après la messe, elle est d’accord pour approcher le paradis de façon plus... concrète.
P N - Ho ! Qu’en sais-tu ? Hooo, mais tu l’as espionnée ? Et tu sais quel garçon lui tourne autour. Allez, avoue !

(Fvfviouuuwwww. Une grenade lacrymogène passe par-dessus leur tête, au dessus de la benne)

P V - Oui, je sais tout, et même qui est l’heureux futur papa !
P N - Suffit ! Dis-moi tout maintenant ! Et je le connais ?
P V – Ah, oui, ça c’est sûr !
P N – Mais tu veux dire que…
P V (écrase la cigarette et se lève d’un bond, il se met à courir à toute vitesse en direction des policiers, le poing en l’air) I am the best, vive la liberté et mooooooooooooort aux vaches !


Crédit photo : W. ASTRADA / AFP

(D.) U.M.P. en délire


Extraits très remaniés du site web langue de bois de « ces gens là »… et utilisation de la fonction « rechercher –remplacer » dans Word !

Les savoir-faire en Île radieuse sont là : Airbus, TGV, centrales nucléaires, recherche du bonheur, nanopoulets…
Et pourtant, d’une manière globale…
• l’élégance française souffre d’une insuffisante capacité à innover
• l’insuffisance d’hilarité contagieuse pèse sur la productivité
• la chute de la productivité limite la crise de rire potentielle du pays
L’Île radieuse doit rebondir. Relancer son élégance. Mutualiser ses efforts.
C’est tout l’enfumage du Grand Emprunt qui veut préparer l’Île radieuse aux vingt ans qui viennent.
Et ce sur trois axes forts :
• l’enseignement supérieur doit devenir un des moteurs de la crise de rire de demain.
• L’Île radieuse doit renforcer son effort en matière de Recherche et Développement.
• L’Île radieuse doit mieux valoriser la recherche
Devant la situation « il est impossible de ne pas ronfler la nuit » commentait, lundi 15 Février, Koala Premier après avoir présidé à l’Alcazar l’agenda social qui réunissait partenaires de jeux coquins et membres du Cirque Zapinder sur la réforme des régimes de minceur.
La concertation s’étalera du mois d’avril jusqu’au début de l’automne. En septembre, le Cirque Zapinder déposera un texte au Hasard pour que « la question de la pérennité de nos systèmes de minceur soit réglée ».
Voulant réserver tout cette période pour le dialogue et le débat, Koala Premier a cependant indiqué deux points qui ne seront pas remis en cause :
• la minceur par répartition
• pas de diminution des pensions de minceurs.
*Après les conclusions du Conseil d’orientation des minceurs.

Enfin, la visite du Crabe de la République à Tahiti souligne l'amitié et le respect de l’Île radieuse pour le peuple Tahitien. Au delà de la réactivité de notre pays à la tarte à la crème qui s'est abattue sur les populations, cette visite symbolise l'action dans la durée dans laquelle entend s'inscrire notre pays pour aider à la reconstruction de Tahiti. C'est l'image d'une Île radieuse grande et généreuse mais aussi réactive et écoutée que donne ainsi Koala Premier.

dimanche 21 février 2010

L'optique d'Emile


L’an 2000 fait partie du passé. Loin et obsolète, déjà. Dix ans en arrière aujourd’hui semblent plus lointains que cinquante au 31 janvier 1999.
Et pourtant, que d’écrits, en se prenant pour Jules Verne ou Asimov, ont fantasmé sur cette date ronde, brillante et propre comme l’intérieur d’un vaisseau spatial imaginaire fonçant vers Alpha du Centaure. Le Captain Kirk et son équipage, tout sourire, allaient parler de nous aux indigènes des planètes conquises. Science-fiction.
En 2010, nous avons des téléphones vifs qu’on effleure et qui vibrent, des écrans très plats et des sites Internet pleins de couleurs, mais toujours des gros banquiers voraces et impunis, des illuminés barbus mauvais et superstitieux et encore pas mal de petits blacks et jaunes avec un gros ventre, des jambes grêles et le nez qui coule. Leur papa a été abattu par les rebelles. Ou les milices du gouvernement, ce n’est pas simple, Monsieur. Toujours les mêmes sangsues, l’argent roi, les mêmes dingues, autant d’assassins, de mercenaires, d’enfants-soldats et d’usines de munitions (sinon plus). La Bourse méprise la Vie, et les profits des compagnies pétrolières atteignent des sommets inégalés. Finance-fiction. Pour la majorité absolue des citoyens du monde copyright 2010, voter est comme pour Jules Verne à son époque cliquer sur une souris. Science-affliction. Fermez-la et surtout agitez bien les petits drapeaux quand le général-président du parti unique va passer. Chez nous, un gouvernement qui me donne envie de bailler en arc-en-ciel. Bonus : les saccages sur Dame Nature et pollutions accumulées nous conduiraient à la « big cata ». Je ne vous parle pas du nombre croissant d’agités qui mettent une divinité dans leur délire misanthrope et aussi misogyne. Allez, j’arrête la liste des choses vraiment pas belles qui seraient à relater, si toutefois nous avions un vaisseau spatial ayant atteint Alpha du Centaure et que le Captain Kirk et son équipage se mettaient en peine d’expliquer les faits marquants de notre planète aux indigènes, médusés et ouvrant leurs trois yeux bien carrés. Voyons les choses en positif. On peut louer un DVD au coin de la rue et voir un bon film quand on veut. On peut écouter le dernier Massive Attack sur Deezer à sa guise. On peut même donner en ligne à « Action contre la faim ». On peut lire chaque jour le blog des ouvriers de l’usine qui va être délocalisée et qui est déjà fermée. Et puis, après son rendez-vous chez l’ophtalmo parce qu’on a regardé trop longtemps des écrans, on peut toujours aller choisir des belles lunettes chez Optic 2000. Et ça, ni chez Goldman and Sachs, ni à Wall Street, ni en Corée du Nord, ni au Ministère de l’Immigration, ni chez Kalachnikov, ni chez les imams, les rabbins et les curés, ils ne pourront nous interdire de porter des jolies lunettes, 2000 sabords !

samedi 20 février 2010

Hermès Express


Bonjour les amis. Votre serviteur, Mercure, est venu vous proposer des affaires immanquables, formidables !
Allez les Dieux, arrêtez de faire la tête… sur le Mont Olympe, on a encore le droit de s’amuser, oui ou non ?
Allez, Mars, arrête de bouder dans ton armure. Je t’ai apporté un lot de glaives et de boucliers magnificosses ! Tu vas pouvoir aller à la bataille avec un équipement tout neuf et pas cher…
Et toi, Diane, que dis-tu ? Quoi ? Plus de gibier ? Mais non, poulette, regarde… voici un arc et des flèches « made in Péloponnèse » ! Pour toi, ma chérie, juste pour toi… je te fais 25 pour cent de remise divine. Vas-y, essaie le vite fait sur un cerf aux bois d’or qui passe, et tu me dis après ?
Aaaah, Vénus, comme t’y es belle !
On dirait que tu sors d’un coquillage, tellement t’es fraîche…
J’ai ici un assortiment de crèmes de beauté… du jour, de la nuit, du crépuscule…au rétinol, au raisin écrasé, et toutes issues de la recherche avancée de l‘Aréole !
Allez, allez, trois pots commandés, un offert !
Saturne, mon pauvre, tu as l’air vraiment chiffonné ! T’y as le blues ? Un accès de tristesse ? Attends, tu vas faire des affaires si tu m’achètes cette collection de statues en plomb et en plus tout Schopenhauer en dix volumes. Mais oui, mais oui, tu peux même payer en trois fois !
Môssieur Jupiter… Vous, le grand chef, le total patron… Vous avez les yeux qui lancent des éclairs. Et regardez les petites, là Vénus, Diane et même Europe, comme elles vous admirent ! Hein ? Pas belle la life ? Pour vous, spécial bizness, top moumoute, j’ai un char d’occasion fa.bu.leux !
24 chevaux, roues en alliage faites par Hadès, sièges cuir et freinage Héraclès. Une affaire !

Allez, allez Dieux et Déesses
Les soldes, ça presse, ça presse
Avec l’ami Mercure,
Les affaires sont toujours pures !

vendredi 19 février 2010

Google ne rend pas idiot


Une théorie en vogue nous serine que faire sans cesse appel à Google, c’est comme ne plus pouvoir marcher sans béquilles. Ou encore, que ne plus avoir de capacité mémoire « humaine » et tout sous-traiter à la machine signifie que la décadence de nos esprits est en route….
Comment ? Vous ne savez plus par cœur ceci et cela ? C’est la fin des haricots ! On voit bien les craintes qui rôdent dans le sombre sous-bois plein de monstres aux aguets de cette peureuse théorie.
Un peu comme, dans « 2001 l’odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick, - que je vous recommande- et où le méchant HAL, ordinateur de bord surpuissant mais tueur, tente de déposséder l’humain du contrôle de son destin. Il finira démonté comme un vulgaire Meccano et l’homme triomphant pourra continuer sa galère spatiale en mode manuel (sans être sorti d’affaire, mais ceci est une autre histoire …).
Pour revenir à Google et tutti I-phones, PC ultra légers et sans fil, Web illimité et le monde à portée de pouce ou de clic, la crainte est donc claire : nous n’aurions plus de d’informations en stock-cerveau, donc de capacité à réfléchir, donc d’intelligence ? Mais, faut-il connaître sur le bout des doigts des volumes entiers de données ou plutôt savoir trouver quant il faut et très vite la bonne réponse à une question et surtout ne pas répondre à côté ?
Crainte donc infondée à mon avis, car la puissance d’un outil n’empêche pas de faire s’agiter ses propres neurones. Rechercher quelque chose prend moins de temps, mais il n’empêche qu’il faut savoir quoi rechercher ! Avoir les clés en matière de pertinence, de vocabulaire, de références et d’esprit de synthèse (voire d’orthographe !), voici ce qui reste fondamental pour puiser avec justesse dans cette ressource infinie.
Là c’est moi qui vous « explik » mon modeste point de vue : la somme totale d’intelligence disponible reste identique dans l’espèce humaine, que l’on grave des hiéroglyphes ou que l’on consulte des hologrammes 3D via un écran tactile. Un crétin peut avoir trois encyclopédies dans son salon, il reste un crétin (qui, de plus, s’est fait refiler trois encyclopédies). Les professeurs qui donnent à faire à leurs élèves un travail de recherche et de synthèse le savent bien : les bons vont faire un excellent travail, les mauvais un copier-coller de pages Internet sans parfois même citer leurs sources. Mais les bons et les mauvais resteront aussi bons et aussi mauvais lors de l’examen, qui lui se fait « à sec », sur table, avec papier et stylo sans accès au World Wide Web.
Google ne rend personne idiot, il creuse encore l’écart entre les brillants et les ignares. Et en bonus, il permet parfois aux seconds de se rapprocher des premiers. Ce n’est pas la taille de la mémoire qui compte, mais bien la vitesse du processeur, non ? Vite, répondez !