mercredi 28 juillet 2010

Les news elles sont mauvaises




Les news elles sont mauvaises
Le vingt heures dérangé
Les infos sont obèses,
Les titres déprimés.

La milliardaire obscène
Enveloppe la vertu,
A Neuilly c’est la scène
Où coule sa tribu.
Son cœur est aussi sec
Qu’un shampooing synthétique
Un photographe ? Un chèque.
Aux Seychelles et du fric !

Les footeux sont pouraves
Chanter la Marseillaise
C’est pour eux de la bave
Ils préfèrent la… braise.
Le casque sur les oreilles,
Et les jambes en coton,
Avec le plein d’oseille,
Le cœur près des bif’tons

Les news elles sont mauvaises
Zahia n’en pas douter
Les infos sont obèses,
Les titres déprimés.

Le pétrole coule, ça rend sourd
(Et pas dans les tuyaux)
Louisiane bête en court
Et BP tourne le dos.
Et dans les caravanes
CD Roms qu’on efface
Le ministre est Havane,
La fumée laisse des traces.

Quand j’étais au Budget
J’étais pas au courant !
Ma femme est embauchée
Chez mon plus gros client ?
La fondation aphone
De Madame en Rolex
Financée, parlant, conne
Et les chèques de son ex ?

Les news elles sont mauvaises
Bling bling et « vos papiers ! »
Les infos sont obèses,
Les titres déprimés.

lundi 26 juillet 2010

Ce blog pourrait-il devenir un petit journal ?

http://konmexplik2.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/07/26/ce-blog-devient-un-petit-journal.html

qu'en pensez vous ?

Oursons les parisiens ?



Un fort débat qui enflammait
La France d’en bas, en Pyrénées….
L’ours devait-il laisser des empreintes
Dans les forêts ou sous contrainte ?

Les écolos en étaient verts,
Il fallait tout laisser ouvert !
Mais les bergers agitaient leurs bâtons,
Vu leurs brebis changées en saucisson !

Moi je vous dis qu’au petit zoo
Le plantigrade est déjà beau…
Si j’habitais dans la vallée,
J’achèterais un canon scié.

Quand on vient juste en TGV,
On veut parer au plus pressé.
Quand on travaille sur le terrain
On s’en chatouille de l’ours brun !

Laissons-les donc en Slovénie,
Comme les tigres en Birmanie…
Tu vois les voir ? Tu cliques Google !
Aucun pixel ne pue de la gueule…

La parisenne libérée


http://www.laparisienneliberee.com/

Très grand !

Humour, chansons, paroles et musiques.

Quand l'heure de la libération sonnera, elle aura une big big médaille....

samedi 24 juillet 2010

Ceci est encore moins une critique du dernier album de Prince



Dans l’autobus à bout de souffle assurant la navette entre Crabtown, Ohio et Goatville, Ohio aussi qu’est-ce que vous croyez ?, les sièges passagers n’affichaient pas complet.
Au premier rang, un vieillard, afro américain et fatigué y lisait un magazine froissé, le Sign o’ the Times, à travers ses épaisses lunettes rafistolées, mais il les baissa pour regarder le contrôleur voûté et peu engageant, dont le prénom -Marcel E.- était rappelé sur son badge, agrafé non loin d’une cravate tachée.
« Alors, old timer, on va lire son journal, manger un sandwich sans gluten ou faire un petit somme pendant le trajet ? » murmura-t-il avec ironie.
« Oui pour le petit somme, si les cahots le permettent », répondit avec aigreur le vieil homme, se rappelant que le balancement d’un bus sur la route fait sommeiller 2 fois plus vite qu’un rocking chair, non sans avoir fait une grimace à son énorme voisine, une Latino usée et sans doute femme de ménage, avec des jambes épaisses comme des contrebasses.
On entendit peu après la voix du chauffeur, un certain Bloke Nelson : « Tout se passe bien, notre vitesse de croisière a atteint son plateau de 55 miles per hour, vous pouvez détacher vos ceintures et vous mettre à ronfler ! »
Sur ces entrefaites, une musique d’ascenseur d’hôtel soporifique envahit l’autobus, y compris les derniers rangs crasseux.
Chacun avait déjà absorbé une, voire deux boissons gazeuses, ou peut être quelques comprimés calmants bon marché achetés au supermarché du coin, voire un sandwich bien cher et sous cellophane fourni par une station service trop éclairée ou une petite épicerie miteuse. De fait, tous se mitrent donc à somnoler, sans exception, y compris le chauffeur et le contrôleur, qui laissèrent avancer tout seul et à faible allure le bus diesel vers sa destination. Il filait droit.

La torpeur se prolongea plusieurs heures, apathique et triste, puis les passagers sombrèrent un à un dans un sommeil abrutissant, alors qu’un air sec et conditionné fut diffusé au dessus de tous les sièges. Des couvertures pudiques furent cependant sorties par quelques passagers, qui eurent le mauvais goût de ronfler de façon sonore.
Peu avant l’arrivé, tous furent réveillés avec brusquerie et eurent droit une petite bouteille d’eau, pour avoir l’air moins fripés à la gare routière. Chacun demeurait renfrogné, aucun clin d’œil complice ni aimable n’était échangé entre les passagers. Une partie de leur esprit planait encore parmi les camions et les panneaux autoroutiers.
On leur distribua un exemplaire périmé du journal « Minneapolis Daily ». Ah, quand même ! Avec le journal, l’album « 20zéro » de TAFYLAS (the artist forever yuppie lame and sour) était offert gratuitement.
Merci Move Bus Lines !

vendredi 23 juillet 2010

Ceci n'est pas une critique du dernier album de Prince



Dans le fin vaisseau spatial assurant la navette entre Béta du Crabe et Oméga du Bouc, la classe Affaires Paisley Plus n’était pas complète.
Au premier rang, un jeune homme, afro américain et distingué y lisait un magazine en hologramme, le Sign o’ the Times, via ses lunettes 4D@, mais il les baissa pour regarder l’hôtesse élancée et engageante, dont le prénom -Sheila E.- était rappelé sur son badge, agrafé non loin d’un décolleté impressionnant. Un petit comprimé de MDMAA ? Une ligne de Blanchepoudrr ? Un verre de vin ? murmura-t-elle avec classe. « Oui pour le vin, si vous avez du Purple Rain cuvée 2058 », répondit notre homme, se rappelant que l’alcool bu en apesanteur allait au cerveau 8 fois plus vite. Il prit le temps de déguster le doux breuvage, non sans avoir souri à sa jolie voisine, une Martienne du Sud très maquillée, avec des jambes longues comme une basse Rickenbacker.
On entendit peu après la voix du commandant de bord, un certain Duke Nelson : « Tout se passe bien, notre vitesse de croisière a atteint son plateau de Lumen 7.2, vous pouvez détacher vos ceintures et vous mettre à danser ! »
Sur ces entrefaites, une musique funk et diabolique envahit l’appareil, y compris la classe Eco Raspberry Saturne.
Chacun avait déjà absorbé une, voire deux boissons, ou peut être quelques produits stupéfiants-légalisés en supplément (gratuits et à volonté en Affaires Paisley Plus, rappelons le, ainsi que le plateau repas avec son assortiment de champignons Hal).
De fait, tous se mitrent donc à danser, sans exception, y compris le commandant et son équipage, qui laissèrent avancer toute seule et à grande allure la fusée vers son objectif. Elle filait droit.
La fête se poursuivit plusieurs heures, frénétique et joyeuse, puis les passagers sombrèrent un à un dans un sommeil profond, alors qu’une douce lumière indigo fut diffusée au dessus de tous les sièges.
Des couvertures pudiques furent cependant jetées sur quelques couples, qui eurent le bon goût de rester assez silencieux.
Peu avant l’arrivé, tous furent réveillés avec gentillesses et eurent droit une petite pilule de Rainbow Vita+, pour avoir l’air frais au contrôle douanier. Chacun souriait, des clins d’œil complices et coquins étaient échangés entre les passagers, les stewards et les hôtesses. Une partie de leur esprit planait encore parmi les étoiles et les comètes scintillantes.
On leur distribua aussi sous forme de bracelet un exemplaire gratuit du journal hologrammique 4D@ du « Minneapolis Comet-Star »

Chouette ! Avec le journal, l’album « 20sixtysix » de TAFYLAS (the artist forever young loveable and sexy) était offert gratuitement en maxi-dose à s’injecter voire à mélanger dans un Space Cake. Merci Love Airlines !

jeudi 22 juillet 2010

La clé USB



Tiens ! En voilà un d’objet de tous les jours, usuel et pratique.
Exemple de scène de la vie de tous les jours :
« T’as une copie de la prez’ ? »
« Oui, j’te la mets sur une clé »
NB : C’est mieux que « j’te l’envoie par mail » car, telle une canalisation après une grosse pluie d’orage l’été, votre boîte aux lettres serait alors aussi bouchée qu’un soldat du Tétaragua qui vous met en joue alors que vous êtes attaché à un poteau d’exécution et à qui vous essayez d’épeler le nom d’une ONG, voire le patronyme du consul de France le plus proche de son domicile. Pas de bol, vous avez fait « allemand deuxième langue ». Revenons à la clé USB qui vous a été remise.
Après, dilemme. Oui. Doit-on rendre la clé, ou doit-on la garder ?
On la rend, l’air de rien, ou on la garde, fourbement, pour la repasser à son petit neveu, avec les fichiers mp3 de London Calling, pour contribuer à son élévation spirituelle ?
Dans mon bureau, et les tiroirs qui le composent, j’en ai au moins 12, de toutes formes, décorées de blasons publicitaires divers et variés. Désormais, un fournisseur qui vient vous vanter ses services vous en remet une, et sur tous les stands de toutes les expos de tous les produits sur tous les continents, on vous en donne des poignées.
Sauf peut être au Tétaragua et en Moltchénie, à voir la fureur qui s’empare des citoyens de ce type de pays quand la distribution commence ; à croire qu’ils en font des colliers pour leurs grand-mères !
Etant par nature un garçon poli, j’ai tendance à remettre l’objet à son propriétaire initial, vecteur physique de l’information partagée (ou pas, si vous avez ronflé pendant la réunion) et après avoir copié-collé la « prez », qui finira sur mon disque dur, dans un sous dossier poussiéreux. Sans doute n’ouvrirai-je plus jamais le fichier de la fameuse « prez », mais ceci est une autre histoire.
Enfin, la clé USB, se doit de grandir avec son temps. Elle se muscle, elle grossit, elle doit se tenir prête à avaler des images et des films, sans quoi, elle sera jetée discrètement avec le trognon de pomme et la bouteille d’Evian dans la poubelle à tri sélectif de nos officines. En dessous de 4 « giga », on vous rit au nez, et rien de plus chiche qu’une capacité mémoire riquiqui, juste assez pour faire tenir les informations que vous désirez transmettre.

Non, mais, si en plus je veux passer à mon petit neveu « Les Tontons Flingueurs » que je lui ai enregistré sur la TNT pour contribuer à son éducation de base, vous ne croyez quand même pas que je vais lui fourguer un bidule de 512 kilo octets, quand même, avec le logo pourave du Crédit du Tétaragua ou de la Poste Moltchène ?

mardi 20 juillet 2010

Follonica



Une fois par an, trois semaines environ, devenir italien, plagiste, petit café, barbecue, glace à l'eau, tomates et mozzarella.
Et dire qu'on y pense les 11 autre mois !
Ceci dit, y habiter toute l'année serait d'un ennui remarquable.
Vous imaginez la plage sans parasols, ni le camion qui vend des chaises pliantes , ni les sénégalais qui proposent des lunettes de soleil à 10 euros et des montres qui indiquent l'heure mais jamais plus tard que quinze jours après leur achat ?
Le paradis, c'est comme l'enfer : c'est les autres.

dimanche 18 juillet 2010

Recette de l'embauche express





Série grands desserts de la Raie publique

Pour : 65 000 000 personnes
Durée : de 3 min. 52 à dix ans
Difficulté : facile
Niveau calorique : élevé

Ingrédients pour l’embauche express :
1 ministre du Budget
1 épouse du ministre du Budget
1 conseiller fiscal évasif
170 g de piston effeuillé
78 millions de doses de shampooing Dop
2 c. à soupe de pression
1 dose de relations publiques
1 c. à café de pipeau bio
1 pincée de Légion d’Honneur, bien rouge
Très peu de vertu

Phases techniques de la recette :

Effeuiller la vertu, s’en couvrir le front
Réserver une heure pour rendez vous entre l’épouse et le conseiller Faire tiédir le contrat d’embauche en un créneau discret, à feu doux
Bien chauffer la fiche de paie (thermostat : pas moins de 200 000)
Fouetter la vertu avec les relations publiques, doser la pression
Incorporer la Légion d’Honneur bien rouge pour le conseiller
Presser des attachés de relations publiques (pipeau bio)
Attention à ne pas agiter le buzz !
Récupérer l’extrait de profit de Dop, à la Seychelloise
Saupoudrer de paquet fiscal en abondance (ne pas lésiner, on peut monter jusqu’à 30 millions)

L’embauche doit rester couverte
Décorer avec des rubans et des amendements
Servir deux ou trois ans
(Resservir en 2010, sur lit de Canard aux piments)

Attention, digestion parfois délicate pour public non averti.

jeudi 15 juillet 2010

Le Tour de France, c'est rance



Mon coup de pression post 14 juillet ! Ras-le-bol de ce marronnier géant qu’est le Tour de France. C’est la goutte de Dop qui fait déborder le vase de Soissons. Cinq piliers pour soutenir le temple de mon dégoût et porter le plafond de ma mauvaise foi estivale (et forcément subjective).
1 : Le vélo, c’est un moyen de transport qui agace les piétons, irrite les voitures et fait ralentir les bus. Alors, pourquoi aller se faire mal sur les cols pentus pour nous dire en plus que c’est formidable ? Prenez la navette gratuite, louez une Jaguar Type E ou baladez vous une fleur au coin de la bouche dans les Alpes, mais lâchez-nous.
2 : Pourquoi ces pauvres garçons sont-ils accoutrés de façon si ridicule ? Mélange improbable d’hommes sandwiches surlignés, de toreros fluorescents ou de cosmonautes trop maigres de séries Z de l’ex TV yougoslave.

3 : Quand c’est presque fini, ce n’est pas encore fini. Allez, une semaine cela suffirait largement et le final, ils pourraient sûrement le faire dans l’avenue bordée de platanes des Martyrs de la Résistance de Plumilec sur Thorin, au fin fond de la Marne et Creuse, ce serait parfait, au lieu de bloquer les Champs Elysées l’un des rares week-ends où il serait presque sympathique de s’y promener.

4 : Leurs patronymes cyclistes sont un florilège des appellations les plus ridicules. Le fait de vouloir prénommer son fils Andy, Eddy, Freddy, Lance ou Raymond devrait déclencher chez les agents de l’état-civil le droit d’appuyer sur la sirène d’alarme et d’appeler les secours.

5 : Le coup de « l’engouement populaire » ! Quoi ! Nous soutenir l’apologie béate de la joie fugace de quelques employés bedonnants au salaire médian et couverts d’un bob prônant l’absorption d’un apéritif anisé, d’une poignée de mamies à lunettes triple foyer essuyant leur verre Duralex avec un chiffon à carreaux rouges et blancs sur le pas de porte de caravanes d’occasion garées dans les vapeurs des pots d’échappement pour mieux voir, ou enfin de piètres bataillons de gamins mal coiffés qui gambadent le long de cette interminable caravane hypocrite et droguée en attente d’un objet publicitaire gratuit et plastifié qui leur est lancé comme un os à des chiens avides et qui reçoivent en bonus des bons coups de rétroviseurs dans la tronche ?

Je dis non, ainsi qu’au comité d’accueil avec banderoles tordues de la Salle des fêtes de Monfront sous Charpenne, ville moyenne de tous points de vue qui attend avec hystérie le passage du Cirque pour distraire le populo, vu que les crédits pour refaire la RN 4564 ont été bouffés par la mauvaise gestion de l’équipe municipale «divers droite » qui gère avec maladresse le budget de la commune depuis trente quatre ans. C’est moche comme un vieux marronnier qu’il faudrait élaguer.