jeudi 3 décembre 2009

Incipit


En chasse, 1942

La torpille avait été larguée à 11h58. Le capitaine Urs-Karl Schmitt et ses officiers, chronomètre en main, attendaient que l’impact ait lieu.
Trois minutes passèrent, sans bruits autres que les instruments de navigation et les battements de leurs cœurs…
Une explosion sourde retentit au loin et fit vibrer tout l’habitacle de l’U-245. Touché ! Un croiseur de la Marine britannique allait couler en quelques minutes. Mais pour Herr Schmitt et ses hommes, l’enfer allait commencer. Une meute de chasseurs se mettait déjà en route dans leur direction, fouillant la mer de leurs sonars et larguant des bouquets mortels de grenades sous-marines….

En chasse, 1981

La torpille filoguidée avait été larguée à 11h58. La capitaine Nikole Schmitt et ses officiers, l’œil fixé sur l’écran couleurs, attendaient que l’impact ait lieu.
Deux minutes passèrent, sans bruits autres que les instruments de navigation et les battements de leurs cœurs…
Une explosion sourde retentit au loin et fit vibrer tout l’habitacle de l’U-2000. Touché ! Un croiseur de la Marine Iranienne allait couler en quelques minutes. Mais pour Mrs Schmitt et ses hommes, l’enfer allait commencer. Une meute de chasseurs se mettait déjà en route dans leur direction, fouillant la mer de leurs sonars Rockwell et larguant des bouquets mortels de grenades sous-marines électroniques Lockheed….

En chasse, 2009

La torpille intelligente avait été larguée à 11h58. Le capitaine Ali Schmitt et ses officiers, souris en main, attendaient que l’impact ait lieu.
Une minute passa, sans bruits autres que les instruments de navigation et les battements de leurs cœurs…
Une explosion sourde retentit au loin et fit vibrer tout l’habitacle de l’U-2.0. Touché ! Un hydroglisseur de la Marine Nord-coréenne allait couler en quelques minutes. Mais pour Schmitt et ses hommes, l’enfer allait commencer. Une meute de chasseurs se mettait déjà en route dans leur direction, fouillant la mer de leurs sonars et larguant des bouquets mortels de missiles sous-marins à détection de présence….

En chasse, 2112

La torpillette à électrons avait été larguée à 11h58. Le capitaine Bobby Schmitt et son unique officier, un verre à la en main, attendaient que l’impact ait lieu.
Trois secondes passèrent, sans bruits autres que l’instrument de navigation et les battements de leurs cœurs…
Une explosion sourde retentit au loin et fit vibrer tout l’habitacle de l’U-UUU. Touché ! Un vaisseau–serre de la Marine Martienne allait se dissoudre dans l’atmosphère vénusienne en quelques minutes. Mais pour Schmitt et son robot d’équipage, l’enfer allait commencer. Une meute de cylindres à cortex se mettait déjà en route dans leur direction, fouillant l’espace de leurs nosonars biplés et larguant des bouquets mortels de grenades stratosphériques….

En chasse, 2236

La sagaie avait été lancée à l’instant. Gronk Mitt et son fils, liane en main, attendaient que l’impact ait lieu.
Une seconde passa, sans bruits autres que les mouches qui volaient et les battements de leurs cœurs…
Une choc sourd retentit et fit vibrer tout l’arbre sur lequel ils se cachaient. Touché ! Un bison musqué allait mourir en quelques minutes. Mais pour Gronk et sa famille, l’enfer allait commencer. Une meute de chacals se mettait déjà en route dans leur direction, fouillant l’air de leurs narines et larguant des hurlements mortels de fauves ...

mercredi 2 décembre 2009

Le vieux navire


Le cimentier s’en va au cimetière,
Des vieux bateaux et des cargos brisés du dos,
Qui les sept mers ont rongé, en vieux loups pas amers.

C’est la dernière bordée, il accoste à Dakar,
Il se mange 1000 tonnes à fond de cale basse,
Crachote son diesel et fait son vieux drakkar.

Couvrant sa coque, 18 couches de barbouille,
Oxydées par l’amertume et les embruns,
La sueur des marins et quelquefois leur trouille.

Il se souvient…Il se souvient, héé

De ces routes à la carte, des traversées tranquilles,
De Banjul à Pointe-Noire, tout plein de mortier frais,
Ou quand à Port-Harcourt, ils ont raclé sa quille …

Il se souvient…Il se souvient, héé


De ces phares si beaux devant port San Pedro,
Des grandes baleines calmes et du vert Atlantique,
Ou de ces quais si chauds devant Mogadiscio …

Il se souvient…Il se souvient, héé


Des grains noirs et fâchés, et des vagues à valser,
Des commandants scotchés, des marins sans vergogne,
Des mousses un peu bourrés et du port de Tanger…

Il se souvient…Il se souvient, héé


De ses noms « Ville du Caire » ou bien « Ocean Mist »,
De ses armateurs grecs, d’un pavillon maltais,
Des odeurs des camions, d’une grue un peu triste.

Il se souvient…Il se souvient, héé


Le cimentier s’en va au cimetière,
A la fin de l’année, en route vers Bombay,
Pour voir ses flancs rouillés transformés en cuillères .

Espérant aussi la réincarnation,
Au paradis naval des navires bien loyaux,
En trois mâts de parade, fierté de la nation.

Le cimentier s’en va au cimetière
Plus de gri-gri mais un passé tout gris
D’une vie passée, il peut en être fier.

Il se souvient…Il se souvient, héé
Il se souvient…Il se souvient, héé

vendredi 27 novembre 2009

Dieux plus dieux


Ce soir, au deux plus deux ils sont déjà vingt sept.
Le prépuscule des Dieux s’avance vers les cavernes,
On ressert une fournée au fond de la taverne.
Le cours du Styx dévie, Vulcain frappe et tempête.

A coups de glaive raide, les Titans poussent et râlent,
Les déesses sont toutes nues, elles ont ce qu’elles méritent
Tandis que noirs et las, les fauteuils cuir hésitent,
A raconter enfin, ce qu’ils ont vu de pâle.

Déguisée, une Muse contemple un Minotaure,
A consumer sur place au nom de Cupidon,
Hercule courbée, elle prie pour faire glisser Hector.

Soirée Antique (un max) dans le club échangiste,
Les péplums sont tendus et les toges fendues,
Vénus enlève le bas, Cassandre n’est plus triste !

Vidange ou démonte ?


Dans le garage au ventre, le mécano contemple,
Le poster dénudé, calendrier des pneus,
Les belles amazones oui, là vêtues de peu,
Qui éclairent l’atelier, le transformant en temple…

Où les pistons s’activent, les bougies se rallument,
Les berlines qui gémissent quand les outils s’agitent.
On fait le plein de fluides, on travaille les durites,
Et les cylindres s’allongent et les moteurs s’enfument !

Dans le garage au ventre, le mécano s’énerve,
Son boulon est coincé et sa clef qui se tord
Quand l’acier ramollit, la révision est brève !

Il n’est pas apprenti, il connaît ce modèle,
Qui démarre au bouton, qui vrombit, accélère,
Il faut juste tenir, ne pas couler sa bielle…

jeudi 26 novembre 2009

Pétole



Nulle chronique à thème.
Pas d’idée aujourd’hui.
Le calme plat.
Zéro idée.
Encéphalogramme de limande.
Le ciel vide de nuages. Mais pas bleu non plus.
Pfttt, pas de sujet à ronger. Pas de balle à tirer. Toutes les flèches coincées dans le carquois. Nulle cible à cribler de projectiles.
Aucune crise de nerfs. De déraillement vindicatif, de questionnement narquois.
Le punching ball du débat permanent se demande ce qui ne lui arrive pas. Non, je ne le frapperai pas avant demain.
Pas envie de défendre une cause perdue dans le quart d’heure qui va suivre.
Nulle bêtise nouvelle du petit chef de l’Etat à pourfendre. Ses ministres peuvent débloquer, expulser, favoriser, dilapider, je laisse passer.
Aucun dictateur coréen en ligne de mire. Les rois et les tyrans n’auront pas les oreilles qui sifflent. Allez, rebelles, exécutez qui vous voulez.
Les banquiers sont un peu oubliés, les traders ignorés pour 24 heures, la finance peut se goinfrer, je ne réagis pas. Bling ? Bof !
Les paradis fiscaux m’indiffèrent en cette journée grise.
Nul souhait d’étrangler les milliardaires, d’écorcher vifs les millionnaires.
Que les riches ricanent. Que les pauvres claquent du bec.
Repos du combattant, le pamphlet au vestiaire, la plume même pas trempée dans l’acide. Le clavier cliquète sans effet secondaire.
L’absurde peut cavaler, je ne le retiens pas.
Allez, allez, les paradoxes et les injustices, promenez vous, aucun index ne va vous montrer à la populace.
Marquez ce jour d’une pierre blanche, chers petits ennemis.
Aucun bon mot, pas d’allusion perfide, ni de comparaison cinglante
Les nouvelles infâmes sont lues sans le plus petit déclenchement de courroux, les catastrophes me laissent de glace, de marbre, de granit…
Aucun frémissement dans l’eau du bain. La douche est tiède, séchons nous sans faire de flaque.
Même pas zen, ce serait remarquable, juste tranquille.
Mou du genou, la cheville souple, le pied léger.
Aucun doigt d’honneur, de poing levé, de bras tendu.
Repos du guerrier.
Température 37°, pas de rage, ni de fièvre, ni d’humeur.
Si le Titanic coule maintenant, je reste au bar, à boire de l’eau. Plate.
Vous me remontrez la vidéo où Kennedy est tué et on aperçoit enfin quatre tireurs, je ne bouge même pas de mon siège.
Gandhi me voit là, tout de suite : il me somme de faire quelque chose de méchant.
Stop.
Pause.

Aïe, quand je vais repartir, ce sera féroce.

mercredi 25 novembre 2009

24 heures sans...


Vous l’avez peut être lu, le 1er mars 2010, ce sera la journée sans travail ni achats des immigrés de France, pour démontrer à ce gouvernement qui ne les aime guère et aux 15 pour cent d’électeurs toujours prêts à les jeter dans la Méditerranée qu’ils sont pour le moins utiles, et au plus indispensables dans l’hexagone.
Original.
Pan dans le pif de l’identi-haine nazionale ? Coup dans l’eau ? Média-tic un peu toc ?
Nous verrons bien.
Excellente idée, moi-même je ne ferai pas grand-chose ce jour là, par solidarité…

Ceci dit, cela donne des idées de « 24 heures sans… »
Allons-y.
Sans respirer : cela risque d’être un peu tendu.
Sans la TV : trop facile.
Sans chemise et sans pantalon : OK mais le 1er août.
Sans culotte : une révolution ?
Sans SMS : hmmm un peu plus délicat.
Sans dire de bêtises : je ne peux pas !
Sans Internet : je veux bien essayer.
Sans dépenser un centime : mais comment faire ?
Sans musique : ce serait bien triste.
Sans manger : carême en jeûne, ramadan du fond.
Sans alcool : mais Brest est dispensée
Sans électricité : buffet froid à prévoir
Sans penser : euh, je ne veux pas être méchant, mais bon…
Sans travailler : toujours bon à prendre.
Sans vélos, ni motos, ni autos, ni landaus : le silence comme récompense.
Sans chiens dans les rues : chat alors !
Sans issue : impasse temps mort
Sans impolitesse : bonjour, pardon, excusez-moi, après vous
Sans personne : chacun reste sous sa couette et relit Proust.
Sans nous : c’est prévu le 21 décembre 2012 d’après les Mayas ou les Aztèques, ce n’est pas très clair, bref ceux-là mêmes qui savaient tout mieux que tout le monde en fumant des champignons et en rêvant de serpents à plumes mais qui n’ont pas anticipé que les conquistadors allaient tout leur piquer, brûler leurs maisons, fondre leur or, leur coller la varicelle, la grippe A, B, C et D, le whisky, le coca, le chômage et la notion d’immigration mon pote et à cheval les gars , à grands coups de sabres aiguisés, de mousquets fumants et de hallebardes pointues.
Sans regrets ? Allez, ce serait bien !

lundi 23 novembre 2009

Rions un peu


L’autre jour, j’allais d’un point A à un point B dans les vastes couloirs bien éclairés de la société qui m’emploie et je tombai subitement en arrêt devant un défibrillateur.
Enfin, plus exactement un défibrillateur dans une petite armoire, le tout accroché au mur près d’un ascenseur.
Que fais-je ? Aiguisé par ma curiosité naturelle, j’ouvre la porte de l ‘armoire.
Hé bien oui, je voulais voir la chose de plus près…

Car, depuis le temps que je vois au cinéma et à la TV des gens raides morts -ou c’est tout comme- revenir de l’au-delà avec une bonne application dudit objet magique sur la poitrine… Vous savez, le bon docteur ou le héros, il pose deux sortes de fers à repasser sur la victime, ça fait gzzz gzzzz et le trépassé il fait aaah aah il fait un bond de trente centimètres ! Il est réveillé ça oui les gars, et il est remis dans une ambulance vite fait, car il va mieux et la scène d’après quelqu’un vient le voir avec des fleurs et des bonbons, mais c’est bientôt la fin du film. Le blessé de naguère sourit, il est content. Le héros a fait du bon boulot et la médecine aussi et le défibrillateur marchait vachement bien !
A ce propos, je ne sais pas vous, mais moi je m’interroge sur la fameuse lumière blanche et le long couloir et tout le toutim que l’on est supposé voir quand on passe de la vie à trépas. C’est ce que j’ai lu partout, et en plus il paraît qu’on flotte à moitié dans les airs, qu’on se sent nickel. C’est frais et léger, une grande sagesse s’empare même des plus épais cerveaux.
Mouais !
Cela me donne l’impression d’un couloir qui mène un artiste vers son show, allant des coulisses vers la scène. C’est aveuglant, on sent qu’il y a un gros machin là, juste derrière et que cela va chauffer.
Oui, mais, je vous signale que les témoignages s’arrêtent là.
Oui, là. Pas plus loin. Après, ils sont bel et bien revenus parmi nous et sur les listes électorales (entre autres grâce à un défibrillateur) et écrivent des bouquins bien épais, entrent chez Raël, se mettent à boire ou à faire du saut à l’élastique sans élastique.
MAIS, pas d’explication sur ce qui se trouve juste APRES. Et c’est ce qui m’ennuie, chers amis.
Telle une promesse électorale, le discours sur l’au-delà n’engage que celui qui les écoute. Hé oui ! Et si derrière la lumière blanche, il s’avérait que le comité d’accueil n’est pas exactement celui que vous espériez. ?
Je vous vois venir, me décrivant ce qui nous attend forcément après la grande porte.
Au choix : tout le monde flotte dans les airs, sourire béat, des nuages comme oreillers, des muses coquines pour rigoler un peu, des rivières de pastis et de Margaux, des écrans plats de 10 mètres de haut, toute un confort Club Med sans les factures et les GO, des angelots s’en allant sifflotant du Cure et bien sûr tous vos ancêtres de bonne humeur et Lynird Skynird au complet ressuscités ?
Et si, pas de chance, c’était une ambiance de bureau par temps de licenciement massif, avec une gravité triple, moins quarante degrés l’été, et de la bière sans alcool et des petits pois surgelés à chaque repas, une ambiance tout comme chez Fram avec les animateurs idem que sur Terre, des harpies grassouillettes et édentées, le père Raël en grande forme comme président à vie et André Rieu comme seul DJ ?
Revenons à mon histoire…
Bon, j’ouvre donc la petite armoire et : ouiiin ouinnn ouiiin une alarme sonore se met en marche !
Bon sang, c’était même écrit dessus.
Alors là, comme Mister Bean l’aurait fait, je regarde à droite, à gauche, à droite et je me sauve par l’escalier avec rapidité et furtivité.
Epilogue de l’histoire.
L’air de rien, je me suis inscrit à la petite formation pour apprendre les rudiments d’utilisation de l’appareil, j’ai bien écouté, pris un air entendu quand on a dit que les armoires étaient sous alarme et me suis tenu à carreau.
Si vous tombez raide devant moi, je vous ramènerai du mieux possible du couloir trop éclairé et de ce bazar post mortem plein de démagogie, et ce juste avant que les premières notes d’André Rieu ne vous parviennent aux oreilles et que Raël ne vous donne le tract de bienvenue. Vous me remercierez d’avoir ouvert l’armoire sous alarme un jour !

vendredi 20 novembre 2009

Liste des mesures à prendre en priorité avant la fin du monde qui est finalement assez proche




• Décrétage immédiat des 32 heures, 4 jours par semaine (sauf jours fériés)
• Transformature des paradis fiscaux en enfer de générosité
• Le premier Mai durera 1 semaine, voire plus si la météo est favorable
• Promulgatition légalo du Jour de l’Amour, c’est tous les vendredis (donc, fériés, aussi)
• Promulgatition légalo du Jour Du Repos de ton Weekend, et que c’est tous les lundis (donc, fériés, aussi)
• Méga Fêt’ Nat’ c’est tous les 14 du mois (donc, fériés, aussi)
• Toutes les entreprises sont nationalisées, les cahiers au feu, les banksters au milieu.
• Passeport gratosse et accompagné d’un trader qui sera votre boy pour 1 an, après juste 2 minutes et trente deux secondes sur le Territoire Identitaire Nanational, mais refusé aux acariâtres de tous pays (avec test d’humouraturation obligatoiratique)
• La Télé est coupée 4 jours par semaine et Internet marche une heure sur deux
• Le prix des livres est divisationné par 32,8 au bas mot
• L’armée s’habille en Crada et en rose pour les filles de l’Air
• Les instituteurs sont payés assez pour qu’ils paient l’ISF et grossissent un peu, que diable
• Les Angliches en séjour chez nous goûtent enfin les escargots persillade avec un petit coup de rouge
• La Bourse réquisizationassée en crèche pour Maliens
• La Musique, on décretazisationnera la « Fête de » tous les 10 du mois (donc fériés, aussi)
• Les députés sont tous nominatinalés jardiniers, mais pas à Versailles
• Le Président est élu tous les deux ans, à l‘applaudissationmètre à électrons, mais s’il n’est pas sympatoche, il est nommé aussi jardinier de la crèche des Maliens et on recommence

jeudi 19 novembre 2009

Vie 2


Le monde se divise en deux catégories,
Ceux qui vivent et ceux qui courent.
Ceux qui vivent, ils courent après la vie,
Et ceux qui courent, n’ont pas vécu leur vie.

Et la vie nous divise en deux allégories,
Ceux qui rient et ceux qui pleurent.
Ceux qui rient, ils courent après la vie,
Et ceux qui pleurent ont mal vécu leur vie.

Nos vies se divisent en deux éclats de rire,
Ceux qui fusent et ceux qui usent.
Ceux qui fusent, ils courent après la vie,
Et ceux qui usent ont mal vécu la vie.

Et la mort nous divise en deux catégories,
Ceux qui passent et eux qui restent.
Ceux qui passent, ils courent après la vie,
Et ceux qui restent ont bien vécu leur vie.

mercredi 18 novembre 2009

Le supporter et la poule



Un épris de football, au stade s’en allant
Croisa une poule pondeuse, occupée à couver
Il se moqua d’icelle, la traita d’attardée
Rejoignit ses compères, échauffés et fumants.

Le match fut difficile, les arbitres féroces
La pelouse était verte, et l’adversaire aussi.
Encaissant deux coups francs, son équipe perdit
L’après match est violent et la police le rosse !

Rentrant piteux chez lui, il recroise la poule
Toujours sur la paille, mais bien plus riche que lui
Et bien dans son panier, elle était restée cool !

Venant à son chevet, il s’excusa bien vite
Oh là, gallinacée ! Tu ne marques pas de but
Mais toi au moins ton score n’est pas un deux de chute !

Moralité : A crier comme un coq sans tête, on finit comme un poule sans œuf

PS : Ceci dit ce soir, France Irlande, une victoire bleue serait revigorante !